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Θόδωρος Γραμματάς

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Ménadre sur scène. L’ experience Néohellénique

Ménandre l’ écrivain qui se trouve au milieu de notre communication, a offert au théâtre comique moderne des personnages représentatifs qui, à partir de lui, arrivent jusqu’ à notre époque (Arnott 1979-2000, Φουντουλάκης 2004:81). Car il fut largement imité par les auteurs latins d’ abord (notamment Plaute et Térence) et par leur médiation il a innormement influencé la comédie dès l’ époque de Molière, jusqu’ à Feydeau.(Nous connaissons au moins plus que 50 répliques de ses pièces à partir de 3e siècle av. J.C. jusque au 7e siècle ap.J.C.) (Eesterling-Knox 1994 :554).
La typologie de ses héros / héroïnes reste toujours « classique » : le père autoritaire (parfois tyrannique), la courtisane au grand coeur, le jeune voluptueux, le vieil amoureux, le parasite, l’ esclave futé et d’ autres, qui à partir de lui, dominent le monde du théâtre comique (Φουντουλάκης 2004:97-99, Blanchard 1983).
Ménandre à son tours, emprunta un grand nombre de ses thèmes par le théâtre d’ Euripide et utilisa avec habilété les recettes de lui, telles que les longs monologues ou les récits de messagers qu’il met au service de sa comédie, de sorte qu’on puisse dire que la Nouvelle Comédie est suite non pas seulement de l’ Ancienne (celle d’ Aristophane par excellence) mais de la tragédie aussi (surtout celle d’ Euripide) (Hurst 1990 : 93-122, Poole 1977-78 :56-62).
Les thèmes de ses pièces, comme on les trouve dans Οι Επιτρέποντες [L’ Arbitrage], Ο Δύσκολος [L’ Atrabilaire] (Rosivach 2001 :127-134), Η Σαμία [La Samienne] (Lamagna 1998), Η περικειρομένη [La Femme à la boucle coupé], Η ασπίς [La Bouclier], Οι Σικυώνιοι [Les Sicyoniens], sont bien fondés à son réalité actuelle (Zagagi 1995 :94-141), de sotre qu’il reste valable la phrase qu’ Aristophane de Byzance a dit pour lui : « De Ménandre ou de la vie, lequel sut imiter l’ autre ? » (ω Μένανδρε και βίε, πότερος αρ’ υμών πότερον απεμιμήσατο;»).
Son monde fictif est celui de la représentation du quotidien, dans le quel l’ intervention divine est exclu, ou réduit au minimun. L’ affection entre les êtres humaines tient une place considérable. Cet idéal de tolérence, de douceur et de vertu, l’ amitié des êtres humaines entre eux (φιλία), en un mot la philanthropie, sont en effet inséparables de la formation philosophique de l’ auteur, qui remonte à Aristote (Morelina 2006 : 152-154) (il faut ne pas oublier qu’ il fut disciple de Théophraste) (Arnott 1981 :215-227, Webster 1960 : 195-219).
Ses héros répètent souvant des phrases plus ou moins empruntées au repértoire euripidien, mais d’ une telle manière, qu’il arrive à parodier l’ élément tragique et il réussit à déclancher le rire général à son public.
Car les attentes du public athénien de son époque étaient différentes que celles de la comédie aristophaniennne, du siècle précédant (Hofmeister 1997 :289-342). Ménandre, prenant soin de ça, visait avant tout de divertir et point d’ orienter l’ opinion public (Rosivach 1988, Goldberg 1980 :110-121). Ce public était devenu individualiste (Wiles 1991 :36-67), désintéressé à la politique, ne cherchant plus qu’une image confortable et rassurante de lui-même, qui lui fait oublier l’ istabililité des temps. C’ est pour cela que la comédie de Ménandre devient cosmopolite et presque apolitique, centrée à l’ « οίκος» tandis qu’ au contraire cellle d’ Aristophane reste strictement liée à la situation sociale et politique d’ Athènes («πόλις») du 5e siècle av.J.C. (Morelina 2006 : 154-155,164) :Elle offre facilement au public la possibilité d’identification avec ses héros, puisque elle était (comme Cicero l’ avait bien signalé pour la Nouvelle Comédie en général, « imitationem vitae, speculum consuetudinis, imaginem veritatis »).
Ménandre est l’ écrivain comique de l’ antiquité les pièces du quel n’ appartiennent pas au répertoire ordinaire de troupes de théâtre qui s’ occupent du drame antique et donnent fréquement spectacles de comédie et de tragédie dans le cadre des féstivales d’ été multiples, qui prennent lieu en Grèce chaque année depuis 1954 (Epidaure, Athènes, Dodoni, Philippi). Or, le public grec moderne et les spectateurs étrangers qui y assistent, n’ ont pas souvant l’ occasion de voir sur scène une de ses comédies. Notre écrivain, était presque inconnu au public, durant le 19e siècle. Ils etaient seulement les philologues qui le connaisssaient, surtout par des fragments rassemblés d’abord par Augustus Meineke et édités en 1855 et puis par Theodor Kock dans son ouvrage Comicorun Atticorum Fragmenta en 1888, qui nous avait fait connaître environs 1650 vers de ses piéces.
C’ etait la découverte de Papurys de Caire en 1905, qui, lors des fouilles à la villa du notaire Dioscorus à Aphroditopolis, nous a révélé plus que la moitié de L’ Arbitrage, 340 vers La Samienne, 250 lignes de La Femme à la boucle coupée et 63 vers du Héros (du prologue et de la première scène), tandis qu’ un fragment de 115 lignes de Sicyoniens a été trouvé dans une momie en 1906. Quoique La Samienne, L’ Atrabilaire, L’ Arbitrage et Le Bouclier sont édités ensemble en 1958-59 par P. Bodmer jusqu’à présent, nous ne connaisson plus que le 8% de sa production, d’ après les résultats des recherches récentes (Eesterling-Knox 1994 :551-554).
Les nouvelles de la découverte de Papurys de Caire sont arrivées à Athènes, où la révue littéraire « Scrip » dans son issue de 12 octobre 1907 publie un article concernant Ménandre et ses pièces théâtrales. Aussitôt surgit l’ intérêt des homme du théâtre néohellénique de présenter sur scène une de ces pièces. C’ est L’ Arbitrage qui est la première comédie de Ménandre qui voit les lumières de la scène et se donne devant le public athénien le 16 avril 1908.Plus précisment c’est une grande partie du deuxieme acte qui se donne dans une sale littéraire d’ Athènes (Parnassos) par des comédiens semi-professionels, sous la direction d’ un professeur de Lettres Classiques à l’ Univesité d’ Athènes (Georges Sotiriades). Le même spectacle a été répété le 21 septembre de la même année à la scène du Théâtre Municipal d’ Athénes, cette fois (Sideris 1976 :230-231). C’ est ainsi que s’ inaugure le contacte du théâtre néohellénique avec le poète comique de la Grèce ancienne. (D’ ailleurs, au niveau mondial, c’ est seulement en 1959 qu’ á Genève, le professeur V. Martin avec un troupe d’ étudiants a présenté sur scène quelques extraits de l’ Atrabilaire, pour la première fois dès l’ antiquité) (Diamandakou 2007 :371-372).
A partir de cettte période, jusqu’ à 1959 on n’a pas d’ éléments précis qui peuvent nous présenter certaines mises en scène des pièces de Ménandre. C’ est aux années ’60 qu’ ils remontent les premières informations, liées avec le fameux metteur en scène Alexis Solomos et la mise en scène de L’ Atrabilaire, pièce inclue dans le cadre des activites de Festival d’ Epidaure. Le Théâtre National d’ Athènes nous a présenté une mise en scène plutôt classique, comme celles d’ ailleurs que le même metteur en scène nous a souvent fournit, qu’ il s’ agit de la tragédie ou de la comédie anciennes, tandis que l’ année précédante Kanellos Apostolou à l’ aide du philologue Nikos Sphyroeras, qui avait soutenu l’ approche dramaturgique de la pièce, nous avait offert la première de L’ Arbitrage avec son troupe de « Théâtre de ’59 ».
L’ Atrabilaire était aussi présenté sous forme du théâtre radiophonique dans une émission de B.B.C. à Londres, la même année (il y a des photos de certains comédiens parlant devant le micro). De cettte date, jusque aujourd’hui, les documents qu’on peut trouver au Musée et Centre d’ Etude du Théâtre Néohellénique à Athènes, nous prouvent qu’il y a au moins vingt spectacles de Ménandre, le plus part d’ entre eux réalisés dans le cadre des Festivals du Drame Antique (Epidaure, Athènes), qui prennent lieu chaque été à partir 1954. Nous pouvons signaler la présence de L’ Arbitrage (Οι επιτρέποντες) dix fois, L’ Atrabilaire (Ο Δύσκολος) huit fois, La Samienne (Η Σαμία) cinq fois (Diamandakou 2007 :436), Le Bouclier (H Ασπίς) une fois. Ces spectacles, qui sont souvent repétitions de la même production, sont bien liés à l’ activité de certains metteurs en scène et Organismes du Théâtre, tels que le cypriote Evis Gavriilidis et L’ Organisme du Théâtre de Cypre (Diamandakou 2007 : 380-381).
Il faut aussi noter que, les représentations que nous mentionnons, dans leur ensemble, se donnent d’ une manière moderne, renouvellée et bien appliquée aux situations familières aux spectateurs contemporains.
Il y a quatres raisons, d’ après nous, qu’une telle mise en scène est devenue valable.
i. Thèmes, esthétique, écriture de la « Nouvelle Commédie » et plus spécialement du Ménandre
ii. Médiation de certaines genres théâtrales bien familiarisées et appréciées par le public grec moderne
iii. Légitimation d’ une “manière”, d’ une “mode” d’ approche du drame antique, de la comédie plus précisement
iv. Formation progressive d’ une « tradition » à la mise en scène de Ménandre.
La comédie ancienne, par tradition, se présente « modernisée » et « restaurée » sur la scène du théâtre néo-hellenique, tandis qu’en revanche, la tragédie jusque aux années ̉80 se donnait de manière plus ou moins « classique » et « traditionnelle » (Γραμματάς 2006: 259-260).
Pionier à la création d’ un tel point de vue, fut le grand metteur en scène Karolos Koun et son Théâtre d’ Art, qui avait établi l’ approche moderne à la comédie aristophanienne, selon les principes esthétiques de son « expressionisme populaire », qu’il a lancé à la période d’ entre les deux guerres (1934) (Γραμματάς 2002: Β΄ 39-40). Son point de départ fut différent que celui des autres metteurs en scène, Fotos Politis et Demètres Rondiris, disciples de Max Reinhart et facteurs de la formation de l’ « Ecole du Théâtre National », selon les principes de la mise en scène allemande (Γραμματάς 2006: 259-260).
Il prétend que la suite culturelle et historique de la Grèce ancienne, se présente nettement dans le cadre des activités culturelles du peuple grec moderne, qui reste plus « innocent » que les intellectuels par les influences européennes. Il forme donc la théorie de l’ « expressionisme populaire », selon laquelle la mise en scène du théâtre antique (la comédie aristophanienne par excellent) doit se servir du potentiel expressif et artistique du peuple grec (Μαγιάρ 2004).
La projection mondiale et l’ admission générale de son point de vue personnelle sur Aristophane, a créé le cadre entier de la mise en scène de la comédie ancienne, dans le théâtre néohellénique. A partir de là, toutes pièces du théâtre comique, qu’il s’ agit d’ Aristophane ou du Ménandre, suivent les traces de la mise en scène qu’il a imposé.
Néanmoins, le metteur en scène qui a mis sa signature à l’ adaptation scénique des pièces de Ménandre, fut le cypriote Evis Gavriilides. Son premier contacte avec le théâtre de Ménandre remonte à 1971, lorsque la Fondation Radiophonique de Cypre (R.I.K.) nous a donné en première la mise en scène télévisée de La Samienne. Ensuite, à 1985, comme directeur de l’ Organisme du Théâtre de Cypre, il fait la mise en scène de l’ Atrabilaire, pièce qui se présente au Festival d’ Epidaure la même année. C’ est lui aussi qui à l’aide du poète Yannis Varveris, (qui a fait la traduction du texte) dans la suite, nous a présenté de nouveau La Samienne en 1993 avec l’ Organisme du Théâtre de Cypre, dans le cadre du Festival d’ Epidaure (Διαμαντάκου 2007:380-384).
Le point de vue principal de cette mise en scène, était que les coutumes, le mode de vivre, les moeurs, ainsi que la moralité, la mentalité et les valeurs de la sociéte à l’ époque de Ménandre, resemblaient beaucoup à celles de la société athénienne de la fin du 19e –debut du 20e siècle. Or, comme le genre théâtral nommé « κωμειδύλλιο» était dominant au théâtre grec moderne de la même période, les deux collaborateurs (traducteur et metteur en scène) y se sont orientés, afin de trouver les moyens expressifs nécessaires pour réaliser leur spectacle.
« Κωμειδύλλιο» était la forme du théâtre musical de moeurs, qui nous est arrive en Grèce de provenance française, où le « vaudeville » était aussi bien aimé par les spectateurs de la « belle époque » (dernier quart du 19e siècle) (Χατζηπανταζής 1981).
Il s’ agit d’ un spectacle amusant de la réalité objective mêlé avec beaucoup d’ éléments comiques, chansons et musique, représentatif de la phase « bourgeoise » de la société et du Théâtre Néohelléniques (Γραμματάς 2002: Α΄113-114). Cet ésprit léger du quotidien amusant, cette idéologie liberale de « laisser faire », sans préoccupations et exigeances politiques, ce besoin d’ oublie collective et de divertissement massif du public, paraît-il (d’ après le metteur en scène) qu’ il est presque le même qu’on trouve dans la Nouvelle Comédie, plus particulièrement chez Ménandre. C’ est ainsi que La Samienne fut approchée comme « comédie de moeurs » avec beaucoup d’ éléments musicaux et chansons de provénance le « κωμειδύλλιο». La perception du spectacle fut enthousiaste. Le public fut extrêmement touché par le jeu des acteurs, leurs costumes, la scénographie, la musique operetique et surtout la parole scénique des comédiens qui appartenait non pas à la langue populaire, nommé « démotique », propre au théâtre grec moderne, mais à un language « puriste », pas familier complètement compris par tous, bien temporellement précis au siècle passé (19e), qui, pourtant, augmentait l’ élement comique de la pièce.Le directeur a aussi inseré un choeur de douze personnes en vélo, semblables au mime français Marcel Marceau, qui donnaient l’ atmosphère du divertissement et d’ amusement générals de la « belle époque ».
Le grand succès de La Samienne en 1993, a obligé le même metteur en scène et le même traducteur (Gavriilidis-Varveris) de la répéter à 2000 avec Le Théâtre National de la Gréce du Nord et aussi de la même manière produire la mise en scène de L’ Arbitrage à 1996 dans le cadre du Festival d’ Epidaure par le Théâtre Municipal de Kalamata (l’ espace scénique cette fois était transferé dans un studio cinématographique de l’ époque d’ entre les deux guerres, et la musique était charleston et rythmes de jazz). La plus récente mise en scène de la même pièce étai à 2003 par l’ Organisme du Théâtre de Cypre.
Parmi les mises en scène de comédies de Ménandre qui ont été emblématiques, dans la tradition du théâtre néo-hellénique, fut celle de l’ Amphi-Théâtre, du metteur en scène Spyros Evangelatos et la mise en scène de L’ Arbitrage en 1980 et puis en 1985, dans le cadre de Festival d’ Epidaure d’ abord, et dans la suite aux plusieures villes de la Gréce, même à l’ exterieure du pays (Belgique, Italie, Espage, Alemagne).
Philologue compétant et homme du théâtre cultivé, comme il est, Spyros Evangelatos conçoit les pièces de Ménandre comme la source de tout le théâtre comique européen. Il trouve que cette comédie est presque l’ archetype de toutes les thèmes, les intrigues, les caractères et les éléments qu’on rencontre à partir de là chez les latins, ainsi que chez Molière et les auteurs comiques modernes.C’ est ainsi qu’ à travers les cinq actes de L’ Arbitrage il a essayé de présenter sur scène l’ histoire totale de la comédie européenne, à partir de l’ époque du Ménandre, jusqu’ à nos jours (Διαμαντάκου 2007: 376-380).
Or, l’ action dans le premier acte remonte à l’ antiquité et nous donne l’ intrigue et les caractères de manière traditionellle, « classique » avec la scénographie et les costumes de cette époque. Le second prend lieu à l’ époque de la Renaissance et les comédiens jouent selon les codes de la Comedia dell’ Arte. Le troisieme transfère le public au 18e siècle et plus précisement en France à l’ époque de Molière, tandis que le quatrieme représente l’ Angleterre et son théâtre victorien. Finalement, l’ acte cinq deroule dans notre siècle, selon les codes touchés par le théâtre et surtout le cinéma néo-helléniques des années ’50.
A part ces spectacles, pour conclure notre communication, nous pouvons aussi signaler cerataines mises en scènes occasionelles de pièces de Ménandre, telles que celle de Klearchos Karagiorgis et son troupe de la « Scène de Nouvelle Comédie Attique » qui nous a donné L’ Arbitrage à 1969 et L’ Atrabilaire à 1970-1971 (pièces jouées en pleine aire, aux espaces et théâtres archéologiques à Rhodes, à Dion, à Patras, à Mégalopolis et ailleurs) et d’ autres, liées avec le Théâtre National Branche de la Grèce du Nord à Théssaloniki, telles que La Samiennne à 1975 dans une mise en scène de Panos Charitoglou et L’ Atrabilaire de Michalis Bouchlis, la même année.  

ΒΙΒΛΙΟΓΡΑΦΙΑ

ARNOTT W.G. (1981)
“Moral Values in Menander” Philologus 125 (1981) 215-227

BARIGAZZI A. (1965)
La formazione spirrituale di Menandro, Turin

ΓΡΑΜΜΑΤΑΣ Θ. (2006)
«Το αρχαίο δράμα ως ζωντανό θέαμα. Η ουτοπία μιας πραγματικότητας» Studia Philologica Valentina 9,n.s.6 (2006) 255-263

ΓΡΑΜΜΑΤΑΣ Θ. (2002)
Το ελληνικό θέατρο στον 20ο αιώνα. Πολιτισμικά πρότυπα και πρωτοτυπία, τομ. Α΄-Β΄, Αθήνα, Εξάντας

ΔΙΑΜΑΝΤΑΚΟΥ Κ (2007)
«Η πρόσληψη της Νέας και της Ρωμαϊκής Κωμωδίας από τη νέα ελληνική σκηνή: στα ίχνη μιας αισθητής απουσίας» στο Περί Τραγωδίας και Τρυγωδίας, Αθήνα, εκδ. Παπαζήση 331-436

EASTERLING P.E. –KNOX B. M.W. (21994)
Ιστορία της αρχαίας ελληνικής λογοτεχνίας, [ελ.μετ. Ν. Κονομή-Μ. Κονομή-Χρ. Γριμπά] 550-565

GOLDBERG S.M. (1980)
The Making of Menander’s Comedy, London, The Athlone Press

HOFMEISTER T.P (1997)
« Polis and Oikoumene in Menander» in DOBROV G.W. [ed.] The City as Comedy. Society and Representation in Athenian Drama, London, The University of North Carolina Press, 289-342

HURST A. (1990)
«Ménandre et la tragédie» in HANDLEY E. –HURST A. [éds] Relire Ménandre, Genève, Droz

ΜΑΓΙΑΡ Μ. (2004)
Ο Κάρολος Κουν και το Θέατρο Τέχνης, Αθήνα, Ελληνικό Λογοτεχνικό και Ιστορικό Αρχείο

MORELINA-TALENS C. (2006)
« La utopia posible de la Comedia Nueva » Studia Philologica Valentina 9, n.s. 6 (2006) 147-176

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ΣΙΔΕΡΗΣ Γ. (1976)
Το αρχαίο ελληνικό θέατρο στη Νέα Ελληνική Σκηνή 1817-1972 τομ. Α΄1817-1932, Αθήνα, Ίκαρος

ΦΟΥΝΤΟΥΛΑΚΗΣ Ανδρ. (2004)
Αναζητώντας τον διδακτικό Μένανδρο, Αθήνα, εκδ. τυπωθήτω

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  • • Η πρώτη φωτογραφία είναι από το σκηνικό του Αντη Παρτζίλη για το έργο του W. A. Schultz Achill unter der Mädchen που παρουσιάστηκε στο Kassel Staatstheater σε παγκόσμια πρεμιέρα το 1997
    • H δεύτερη φωτογραφία είναι η περιστρεφόμενη σκηνή του θεάτρου Poliéri-Wogenski της Grenoble (1968). Περιλαμβάνεται στο: Michel Corvin, Dictionnaire Encyclopédique du Théâtre, Paris, Bordas, 1991.
    • Η τρίτη φωτογραφία είναι από το σκηνικό των Αντη Παρτζίλη – Μαρίας Χατζηκλεάνθους για το έργο του Χρίστου Πήττα Αντιγόνη που παρουσιάστηκε στο Goerlitz Theater από το Θεατρικό Οργανισμό Κύπρου το 2001
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